Voyage en train avec la Kenya Railways, Mombasa - Nairobi

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Pour le voyage du retour, nous choisissons de prendre le train de nuit reliant Mombasa à Nairobi. Sa vitesse moyenne vertigineuse frise les cinquante kilomètres par heure.
A cette vitesse, peut-être serait-il plus avantageux de prendre le bus? Pas vraiment en fait. Au lieu de perdre une nuit à l'hôtel, nous la passons confortablement dans un compartiment du train.

Malheureusement, différents incidents ponctuent le trajet. Alors que nous devions quitter Mombasa vers dix-neuf heure, des raisons techniques repoussent le départ d'une quarantaine de minutes. Une heure après avoir quitté la gare, tandis que nous savourons le souper, le train s'immobilise subitement. L'agitation croît autour de nous, du personnel de la KR sortent précipitamment du train et se dirige vers la locomotive. Des gens du village voisin s'approchent par curiosité.
Nous, dans le wagon-restaurant, nous restons sans information.

Nous regagnons finalement notre compartiment en nous interrogeant sur les raisons de cet arrêt. Mais la rencontre d'un chef de cabine met fin à nos questions: une personne ivre, assise sur la voie, n'a pas réagit à l'approche du train et a perdu ses deux jambes! Ahhhh! Soirée plutôt macabre.
Le chef de cabine nous rassure: la personne n'est pas morte et les villageois s'occupent de la conduire à l'hôpital.

Une heure après ces événements, le train s'ébranle et reprend sa route.

Voici le train dans lequel nous voyageons avec sa locomotive carburant au diesel

 

Isa a dormi à l'étage et Grégoire au rez

Au réveil, un petit aperçu de notre compartiment

 

 

Le reste de la nuit est plus calme, mais le sommeil profond ne vient que difficilement: le roulement du train et surtout les événements du soir résonnent dans nos têtes.

Au petit matin, le drame du soir s'est estompé. A la sonnerie du gong métallique, nous rejoignons le wagon-restaurant pour prendre notre déjeuner. C'est un "breakfast" à l'anglaise qui nous attend (jus d'orange, café, thé, saucisse, lard et oeufs).

Ce matin-là, nous apprécions en toute tranquillité notre passage dans le somptueux wagon-restaurant. Il nous faudra attendre quelques heures encore avant d'arriver à Nairobi.

Le magnifique wagon-restaurant, avec son argenterie coloniale

 

Grégoire en phase digestive ...

... et Isabelle sceptique devant son assiette

 

Au début de notre voyage en train, nous apercevons des câbles fins qui longent la voie ferrée. Nous pensons que ces câbles servent à manipuler les aiguillages et nous nous inquiétons beaucoup de la solidité de ces minuscules fils métalliques.
C'est en arrivant tout proche de Nairobi que nous remarquons leur véritable utilité: ces câbles, reliés à des leviers que nous voyons dans de petits cabanons, servent uniquement à manipuler les signaux présents sur la voie.
Ouf! Nous sommes maintenant rassurés, les aiguillages ne tiennent pas qu'à un fil...

 

La série de petits câbles ...

... reliés à ce cabanon, d'où l'on pilote la signalisation

 
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