Chutes d'eau et art traditionnel rwandais

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Les chutes de Rusumo

 

Les panneaux publicitaires abondent ...

... car nous sommes à un poste de douane, lieu d'attente par excellence

 

Le fleuve, avant le passage des chutes, serpente le plateau rwandais

 

Les spectaculaires chutes de Rusumo se situent à la frontière rwando-tanzanienne

Et voici les fameuses chutes

 

Pas besoin de visa ...

... pour admirer les chutes

 

Les projections d'eau forment un arc-en-ciel ...

... à la lumière du soleil

 

La couleur et la hauteur ...

... n'encourage pas le baigneur

 

Le fleuve continue sa course sur les terres tanzaniennes

 

En chemin dans la province de Kibungo

 

Un fois n'est pas coutume: voici les collines de Kibungo

 

Au Rwanda, tant les oiseaux ...

... que les enfants sont habiles

 

L'association "Kakira"

 

Voici deux exemples d'un art traditionnel modernisé: ...

... les imigongo!

 

Imigongo du Rwanda

Au début, il y avait Kakira, fils de Kimenyi, roi de Gisaka, dans la province de Kibungo (partie sud-est du pays).

Kakira inventa l'art d'embellir les murs intérieurs des maisons d'habitation. Pour décorer certaines cloisons ou certains piliers, on utilisait la bouse de vache afin d'obtenir des modelés et des arêtes saillantes.

A l'origine les couleurs étaient élaborées avec des éléments naturels: le blanc provient du kaolin, le rouge de l'argile. Le noir brillant est produit à partir des cendres de pelures de bananes mêlées au suc d'aloès (ikakarubamba), à l'urine de vache et aux fruits du "solanum aculeastrum" (umutobotobo).

Cet art a évolué et aujourd'hui ces décorations sont appliquées sur de simples panneaux de bois. L'association Kakira créée de tels tableaux modelés et peints: les imigongo (umugongo au singulier, prononcez oumougongo).

 

L'association "Kakira" à Rusumo, dans le diocèse de Kibungo

 

L'atelier

Quelques imigongo en cours de fabrication

 

Les femmes de l'association travaillent d'après un modèle

Application de la peinture, bi- ou tricolores

 

Imigongo du Rwanda

La source des ces panneaux noirs, blancs ou colorés est venue de l'art d'assembler la terre, le feu, les déjections des vaches et la médecine traditionnelle.

Dans le district de Rusumo à Kibungo, les femmes de l'association revendiquent le savoir-faire de Kakira qui tendait à disparaître au profit d'une production de masse. Elles se sont regroupées et mobilisées pour perpétuer cet art décoratif traditionnel .

Après les événements tragiques de 1994, la plupart de ces femmes, dont certaines sont aujourd'hui veuves, ont repris leur travail solidaire. A partir de l'année 2001 où cette association a bénéficié d'actions de promotion de ses oeuvres, la production mensuelle qui ne s'élevait alors qu'à une vingtaine de pièces -car elles continuaient de travailler aux champs pour assurer les récoltes- s'est multipliée. Aujourd'hui dans leurs ateliers, elles font face à des commandes de plus en plus importantes et prennent le temps d'accueillir les visiteurs avec plaisir.

 

Les imigongo une fois modelés ...

... et finalement peints

 
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